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En quittant le palais de Pilate, sur le chemin menant au Golgotha *, la police des prêtres et les soldats romains qui escortaient Jésus rencontrèrent un certain Simon de Cyrène * qui revenait des champs et ils le forcèrent à porter le patibulum * du supplicié.

Le singulier cortège était suivi par beaucoup de gens - la plupart, des habitués de ces sinistres processions - lesquels ne manquaient pas de se repaître du morbide spectacle qui leur était offert. Ils invectivaient à qui mieux mieux les condamnés et souvent leur crachaient au visage. Mais il y avait aussi, ce jour-là, un groupe de femmes qui se frappaient la poitrine et compatissaient au sort du condamné. Des pleureuses, comme on en voyait souvent, à l'époque, accompagner la douleur de ceux qui perdaient un être cher.
À un certain moment, Jésus se tourna vers elles et leur dit: "Femmes, ne prenez pas la peine de vous lamenter sur mon sort, mais pleurez plutôt sur vous et vos enfants, car de grands malheurs vont bientôt vous accabler tous.
Des jours vont maintenant venir où l'on dira: Heureuses les entrailles stériles, les ventres qui n'ont pas porté d'enfants et les mamelles qui n'ont point allaité !
D'autres imploreront le ciel et diront aux montagnes: Tombez sur nous! Écrasez-nous!
Car si l'on fait ces choses au bois vert, qu'adviendra-t-il du bois sec?"
Une femme, pleine de compassion, se détacha du groupe et s'approcha de Jésus. Elle retira le voile * qui lui couvrait la tête et essuya affectueusement son visage souillé de sang, de sueurs et de crachats.
C'était sa tante Esther de Béthanie, celle-la-même qui lui avait oint les pieds avec un riche parfum quelques semaines auparavant, au grand scandale de Simon, frère cadet de Jésus.
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Cette colline aride, située à l'extérieur des murs de Jérusalem, servait aux Romains pour l'exécution des malfaiteurs condamnés au supplice de la croix.
Ici et là, de grands pieux de bois (stipes) étaient plantés en permanence, prêts à recevoir l'autre partie de la croix des condamnés, le patibulum.
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C'est la pièce de bois transversale de la croix que l'on accrochait au stipes: on y attachait (ou clouait) les bras des suppliciés. Cette lourde pièce, qui atteignait parfois deux mètres, pouvait peser plus de 50 kilos.
Jésus, très épuisé et affaibli par le supplice de la flagellation, était vraiment incapable de porter avec lui, jusqu'au sommet du Golgotha, cette pesante pièce de bois.

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Pour aider Jésus à porter son patibulum, on réquisitionna les services d'un Juif de la Diaspora, un certain Simon, originaire de Cyrène, en Afrique du Nord. On croit qu'il a aidé Jésus à porter son fardeau sur une distance de près de 500 mètres.
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Toute une légende entoure ce voile. L'iconographie religieuse contemporaine nous le montre avec la figure de Jésus imprimé dessus... par miracle! Si ce voile existe... c'est un faux.
On le confond, bien souvent, avec cette autre pièce d'étoffe qu'il est convenu d'appeler le saint suaire de Turin. Ce suaire, extraordinairement trouvé par nous ne savons qui, aurait servi, selon la tradition, a enveloppé le corps de Jésus déposé dans le sépulcre. La relique serait conservée pieusement dans la cathédrale de Turin, en Italie. Bien sûr, inutile de dire aux croyants que c'est là une religieuse fumisterie.
Pour 2 raisons: d'abord, Jésus ne fut point inhumé dans un sépulcre ni son corps enseveli, comme nous le laisse croire les évangiles officiels; ensuite, une analyse d'un petit morceau de cette sainte relique n'a pas résisté à l'analyse scientifique qu'on en a fait à l'aide du carbone 14: cette analyse révélerait que ce supposé suaire de Jésus remonterait, tout au plus, au XIIe siècle.

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Évangile Jésus