Page 75

Jésus comparaît une seconde fois devant Pilate
Chapitre X: La fin
Jésus
La Passion (Zeffirelli)

Exaspéré de voir Jésus revenir à son palais, Pilate prit la décision de contrarier les sbires des prêtres par un stratagème qui, malheureusement, n'eut pas le succès escompté.

C'était la coutume, pour le gouvernement romain en place, de souligner la fête juive de la Pâque en libérant un prisonnier. Il décida donc de présenter Jésus aux gens qui étaient rassemblés dans la cour du prétoire et de leur proposer sa libération. Mais pour que ce dernier puisse attirer à coup sûr leur compassion, il le livra d'abord à ses gardes pour qu'il soit flagellé.

Ce supplice dura plus d'une heure.

Peinture à l'huile de Jaime Huguet (XVe) conservée au Musée du Louvre à Paris

Les soldats, qui gardaient la caserne ce jour-là, étaient déjà ivres et le bourreau qui tenait le fouet s'acharna sur Jésus avec une cruauté sans pareil. La peau déchirée * et ensanglantée de ce Juif muet qui ravalait, en râlant, ses cris de douleurs excita davantage la hargne de la valetaille. Des soldats arrachèrent des épines qui poussaient là et en tressèrent une couronne qu'ils déposèrent brutalement sur la tête de ce roi ridicule.

Le corps de Jésus n'était plus qu'une plaie maintenant secouée par de grands frissons.

Toujours par dérision, on lui jeta sur les épaules le manteau rouge d'un soldat et on lui mit un roseau entre les mains. Tous défilaient devant en lui crachant au visage et en lui disant: "Salut, roi des Juifs!"

Et on lui donnait des soufflets et des coups de pied.

===============================================================================================

PEAU DÉCHIRÉE

Dépouillé de ses vêtements, le supplicié était attaché à un poteau où un ou deux soldats lui administraient, l'un après l'autre, au moins 39 coups d'un solide fouet fait de lanières de cuir terminées par de petites boules de plomb (ou des éclats d'os de mouton) afin de mieux lacérer la chair du condamné.

L'historien juif Flavius Josèphe note que certains suppliciés étaient littéralement réduits en pièces à la suite d'une telle flagellation, avant même d'être crucifiés, s'ils étaient, en plus, condamnés à mourir en croix.

Sans le vouloir, les bourreaux réduisaient ainsi l'agonie des condamnés à mort.

================================================================================================

Page 76 » Jésus condamné à mort

le répertoire
 
Évangile Jésus