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La réincarnation
Chapitre VI: Le sage

Un autre compagnon demanda à Jésus: "Ami, croyez-vous en la réincarnation des âmes après la mort."

Il lui répondit: "Encore une fois, il n'est pas facile de répondre à cette question. Toutes les réponses que l'on pourrait avancer, sur ce sujet, ne sont jamais autres choses que de pures hypothèses.

Oui, la vie existe ici... et ailleurs dans l'Univers. Même si on ne sait rien de ce qui se passe au-delà des nuages.

Mais, qu'arrive-t-il exactement quand nous quittons ce monde pour l'Ailleurs?

Restons-nous toujours des âmes personnalisées et singulières... ou sommes-nous aspirés anonymement et indistinctement dans le grand TOUT de la vie universelle. En Dieu?

Dans l'Au-delà, resterons-nous des entités singulières destinées à vivre d'autres vies, ailleurs et ailleurs? Ou serons-nous mystérieusement fondus et amalgamés à l'Univers dont nous avons été tirés?

Moi, je ne sais pas!

Une chose est certaine: nous sommes VIE
et dans l'Univers, la vie est éternelle.
Comme Dieu!

Éternelle, et variée à l'infini, Comme Dieu!

Je le répète, nous sommes Dieu.

Un petit morceau de Dieu, j'en conviens, mais également et paradoxalement, Dieu tout entier.

Un peu comme la goûte d'eau dans l'océan qui est en même temps une infime partie de l'océan, mais aussi l'océan tout entier, en tout petit.

Et se pose ici la grande question de notre liberté.

Quelle liberté aurons-nous, dans l'Au-delà, de revenir ici, sur Terre, ou d'aller nous installer ailleurs dans l'Univers?

Je crois que l'ordre des choses, dans l'Univers, peut nous apporter des éléments de réponse.

La Lune, le Soleil ou n'importe qu'elle étoile ne sont pas placés n'importe où et n'importe comment dans l'Univers. Ils n'ont même pas eu à choisir leur importance dans le ciel... De toutes façons, dans l'Univers, il n'y a pas de hiérarchie ou d'importance.

A première vue, chaque astre, dans le ciel, semble en mener large et emprunter à sa guise une capricieuse trajectoire au sein d'une pléiade d'autres astres.

Il n'en n'est rien! Sous la voûte céleste, tout est admirablement orchestré et chronométré par le Créateur.

La Lune ne va pas où elle veut, pas plus que la Terre ou le Soleil.

Dieu-la-Vie a placé chaque étoile et chaque planète exactement où il convient qu'elle soit.

Sur une orbite unique.

Un astre quelconque voudrait déroger de sa course que cela entraînerait de grands bouleversements dans l'ordre de l'Univers. Aussi, la Lune ne va pas où elle veut et n'a pas choisi sa place dans le ciel, ni sa nature de Lune.

Il en est de même, sur cette Terre...
de tout homme,
de tout animal,
de toute plante,
de tout insecte
et de n'importe quel grain de sable.

Tout dans l'Univers -et en Dieu- est à sa place. À la bonne place... à la meilleure!

Le plus humble grain de sable de la Terre n'a pas à envier la Lune ni vouloir prendre sa place parmi les corps célestes.

L'Homme, également, n'a pas à envier le sort des autres créatures de Dieu,
ni leur place spécifique dans l'immense univers.

La seule chose que l'homme peut faire, et il doit le faire, c'est de chercher à améliorer son sort ici-bas, par tous les moyens possibles... et accessibles.

Pour cela, Dieu lui a donné l'intelligence qu'il faut.

Mystérieusement, l'Homme, parmi les autres hommes, peut s'améliorer ou se détruire. Changer de trajectoire ou évoluer toute sa vie sur la même. Modifier son environnement. Sauver ou perdre d'autres hommes. Combattre le mal. Faire le bien.

L'homme raisonnable peut accepter ou refuser ce qui lui arrive.

Chercher à se positionner face à son destin.

Elle est justement là notre petite et infime liberté: nous positionner face à notre destin unique.
 
Prendre des initiatives.
Refuser des compromis ou chercher des accommodements.
Prendre les devants ou protéger les acquis.
Foncer ou reculer.
Donner un sens au destin qui nous mène ou le laisser marquer notre vie.
Nous battre contre le mal ou laisser le mal nous battre.
 
L'Homme enfle orgueilleusement la poitrine et se croit le roi de l'Univers... parce qu'il pense. Moi, je vous le dis: Il n'est le roi de rien du tout. Sauf de lui-même!

L'Homme est un fragile roseau pensant que le moindre vent peut faire plier ou casser.

Et quoi que certains en pensent, sa liberté est restreinte, infiniment restreinte, étonnamment restreinte.

Alors, quelle liberté nous reste-t-il exactement?

Celle de dire OUI ou NON devant chacune des actions de notre vie à poser, à assumer.
Sans en connaître pour autant toutes les conséquences.
 
Celle d'aller à gauche plutôt qu'à droite à chacune des croisées de chemin de notre existence.
Sans en connaître pour autant toutes les implications.

Mais au fond, peu importe les choix que nous faisons: chaque fois, nous gagnons des choses et en perdons d'autres, sans qu'il soit possible d'en évaluer exactement l'impact sur notre vie.

ÉVOLUER, c'est perdre et gagner. Un équilibre obligé.

Si nous voulons ÉVOLUER dans nos vies, il faut accepter de perdre certaines choses, même si nous y sommes attachés.

Notre vie ressemble à un verre d'eau rempli jusqu'au bord: si on veut changer l'eau, il faut le vider de son contenu: en partie ou en entier.

Nous ne contrôlons rien... ou si peu de choses!
Et celui qui ne contrôle rien n'a pas la liberté qu'il croit avoir.

Seul le moment présent nous appartient: la seconde qui vient juste après appartient à notre destin: au plan de Dieu sur nous.

Au fond, tout ce que la vie nous demande c'est de tenter d'y voir clair...

Donner un sens, une signification, une orientation aux actes que nous posons et aux incontournables qui bloquent notre chemin ou nous en fait dévier.

C'est dans notre tête que nous pouvons être libres. Nulle part ailleurs! Et encore!

Comprenons bien ceci: Chacun d'entre nous marche forcément dans un labyrinthe aux détours capricieux et imprévisibles.

Et nous avons cette unique liberté...
d'avancer,
ou de rester sur place.
Le retour en arrière, cependant, est impossible.
 
Et face à ce double choix, ou nous paniquons ou nous nous décourageons.
Ou nous cherchons avec confiance la sortie.
Confiance en la vie.
 
La foi en ce que l'on croit,
l'espérance en ce qu'on attend
et l'agir face à ce que l'on projette
sont les seuls éléments dynamiques de notre minuscule liberté.

Alors un enfant de six ans, que ses parents accompagnaient, interrompit Jésus:

"Maître Jésus, moi, je suis libre... J'ai choisi de venir sur la Terre et j'ai même choisi ma mère...

Cette photo est celle de Samuel Alexander Armas, un foetus malade de 21 semaines. Grâce à la chirurgie moderne, il a été possible de l'opérer à l'intérieur de l'utérus de sa mère. Le chirurgien, le docteur Joseph Bruner, après l'avoir sorti de l'utérus, a eu la surprise de sa vie: pendant l'opération, Samuel a sorti sa petite main complètement formée -c'est ce que nous montre la photo- et a serré très fortement le doigt du chirurgien, comme pour le remercier du don de la vie.

Avant de venir sur la Terre, j'étais un ange dans le ciel et je vivais avec beaucoup et beaucoup d'autres anges comme moi.

D'ailleurs, je t'ai connu au ciel: Toi aussi tu étais un ange: on t'appelait LE GARDIEN!

Et tous ceux qui t'écoutent présentement étaient aussi des anges autrefois, mais personne ne semble s'en souvenir! Crois-moi, tous les gens de la Terre étaient autrefois des anges!

Puis, à un moment donné, j'ai décidé de venir sur la Terre. Il me fallait donc choisir une maman. Ce que j'ai fait: j'ai choisi la plus belle. Beaucoup d'autres anges voulaient également l'avoir pour maman, mais moi, je me suis faufilé parmi tous les autres et j'ai réussi à m'installer seul dans le ventre de ma mère... Et je suis venu au monde. Comme ça!

Mon père, lui, est un brave marin-pêcheur qui ne va plus sur la mer depuis que son bateau a coulé avec ses 5 hommes d'équipage. Je n'étais pas encore au monde. C'était au cours d'une grosse tempête et son bateau revenait au port après une pêche abondante. Au moment du naufrage, mon père a réussi à s'accrocher à une épave, retenant par la main un de ses matelots déjà mort. Il l'a tenu ainsi pendant plus de 4 heures. Puis, à bout de forces, il a dû lâcher prise et l'homme a glissé au fond de la mer. Le lendemain, un autre bateau l'a repêché et ramené chez lui.

En débarquant, toutes les veuves qui pleuraient leur mari l'ont accusé... et ne lui ont jamais pardonné d'avoir été le seul à survivre à ce naufrage.

Moi, je suis fier de mon père! S'il n'a pu sauver la vie de ses hommes, il a pu au moins sauver la sienne qui est tout aussi importante que n'importe quelle autre. Et me donner la vie par la suite. N'est-ce pas Jésus?"

Jésus acquiesça: "Tu as raison. La vie de ton père, de ta mère et la tienne sont tout aussi importantes que toutes les autres vies de cette planète. Toutes les vies sont uniques et importantes parce qu'elles ont toutes une mission à accomplir ici-bas.

Même la mort des vivants a un rôle à jouer dans la vie des survivants.

Mystérieusement, ton père a survécu à l'horrible naufrage dont tu parles... Et la Vie l'a choisi, tout aussi mystérieusement, pour que tu puisses accéder à la vie des terriens, toi, l'ange.

Tu prétends que de là-Haut, tu as pu choisir de quitter le monde des anges pour celui des humains. Tu as même pu choisir ta mère et concurrencer efficacement ceux qui voulaient se l'approprier. Je te crois.

Je te crois, également, quand tu affirmes qu'autrefois, nous étions tous des anges. Mais je te dis une chose: Tu es encore un ange... Et nous sommes tous encore des anges... tombés du ciel... Et nous y retournerons, un jour, pour recommencer autre chose?

Mais quoi? Comment? Je n'en sais rien!"

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