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Le lendemain, Jésus partit pour visiter les villages de Césarée de Philippe et en chemin il fit cette question à ses compagnons: "Dans votre entourage, que dit-on que je suis?"

Ils répondirent chacun à leur façon: "Certains prétendent que tu es Jean-Baptiste ressuscité, d'autres soutiennent que tu es Élie * revenu sur Terre ou un autre prophète aussi grand que lui."
Jésus insista: "Mais vous, que pensez-vous que je suis?"
Simon lui répondit spontanément: "Moi, je crois fermement que tu es le Messie annoncé par Jean-Baptiste et que tout le pays attend. Tu es un voyant dont le regard porte plus loin que d'autres et qui voit les choses autrement.
Tu es un sage dont la pensée porte plus loin que d'autres et pensent les choses autrement, tout en ayant ce don d'expliquer les choses difficiles aux âmes simples.
Moi, je crois au salut de ceux qui voudront marcher dans ton chemin: il y a peu de chances qu'ils se perdent."
Jésus leur recommanda de ne rien dire de tout cela à d'autres. Alors, il commença à leur apprendre que sa fin était proche, que sa prédication allait bientôt cesser et qu'il fallait déjà penser à se séparer.
| Le prix à payer pour être soi-même: |
"Sache, Simon, que je ne suis rien de tout ce que tu prétends que je suis. J'essaie tout au plus d'être un coeur droit et un esprit éclairé qui cherche avec acharnement la vérité de toutes choses à travers une réflexion personnelle.
Par contre, amis, sachez qu'il y a un prix à payer si l'on veut être un voyant qui voit les choses autrement, un sage qui pense différemment et un marcheur entêté qui veut marcher dans son propre chemin.
En général, les gens n'apprécient guère ceux qui refusent de se fondre dans l'anonymat de la foule, de se plier aux diktats des plus forts et des meneurs ou d'accepter les conventions reçues.
Aussi, vous devez me croire: la haine de mes ennemis est prête à fondre sur moi... et bon nombre d'entre vous ne serez pas épargnés.
La mort viendra bientôt apposer un sceau de d'authenticité sur tout l'enseignement que je vous ai livré.
Sachez que si le grain mis en terre ne meurt, il ne pourra pas produire son fruit.
Le ventre de la terre doit être labouré et déchiré si on veut le préparer à recevoir convenablement la semence.
| La mort n'est pas un obstacle à la survivance: |
Mais la mort de mon corps n'empêchera pas ma pensée de survivre: personne ne peut tuer les idées! D'ailleurs, elles ont toujours la vitalité de leur transcendance.
Moi, je vais m'en aller. Mais mon esprit va survivre en vous et en ceux à qui vous le communiquerez. "
Simon protesta:
"Ami, personne ne pourra s'en prendre à toi avant de me passer sur le corps! Si quelqu'un ose porter la main contre toi, moi et les autres compagnons serons là pour prendre ta défense et te protéger. Nous avons même des alliés zélotes prêts à tirer le glaive contre tes ennemis."
Amicalement, Jésus le reprit:
"Simon, je suis touché par ta bonne volonté et celle de tous les compagnons et amis. Malheureusement, quand le moment sera venu pour moi de quitter ce monde, vous ne pourrez rien faire pour contrer ma mort.
| La mort: c'est la continuation de notre vie ici-bas... mais ailleurs: |
La mort n'est pas la fin de notre vie mais sa continuation... ailleurs... sur un autre plan, sur une autre scène.
Quand l'acteur quitte la scène, une fois la pièce jouée, sa carrière n'est pas terminée pour autant. Il s'en retourne chez lui pour attendre d'autres rôles.
La mort est une sortie de scène qui arrive toujours quand notre rôle est joué. Terminé.
Et tant mieux s'il a été bien joué! La sortie n'en sera que plus agréable et gratifiante.
Moi, j'ai grand peur de la mort qui vient, mais je pars content, sans regrets, persuadé d'avoir joué mon rôle du mieux que je le pouvais. Un petit rôle... de compagnon auprès de vous tous.
Ma mort sera également petite! Affreusement petite! Écrasée, par surcroît, sous la lourde vengeance de tous ces gens que je dérange.
| Notre rôle unique sur Terre: |
Beaucoup d'entre nous trouvent injustes de tels destins.
Moi, je vous le dis: La mort d'un enfant n'est pas plus injustifiable -en regard de la Vie-Éternelle- que celle d'un vieillard qui ploie sous le poids des ans. Les 2 ont eu tout le temps de jouer, ici-bas, leur rôle unique.
La mort arrive -mystérieusement- toujours à son heure: autant pour ceux qui partent que pour ceux qui restent.
| La mort change notre vie: |
La mort n'enlève pas la vie: elle la change!
Et le mur qui sépare le monde des vivants de celui des trépassés a l'épaisseur... de notre ignorance.
Ceux que nous avons aimés, ici-bas, et que nous avons ensuite perdus dans la mort, ne sont plus là où ils étaient, bien sûr, mais ils sont toujours et partout où nous sommes... AUTREMENT.
| Le SOUVENIR empêche les morts de mourir: |
Le SOUVENIR empêche les morts de mourir.
Si vous gardez ma pensée avec vous, je ne mourrai pas: en quelque sorte, cela me permettra de rester avec vous et de vous accompagner partout où vous irez. Mais autrement!
C'est par la pensée et la fidélité du coeur que nous restons unis, d'un côté et de l'autre de la Vie.
| La communion des vivants (saints): |
La vie, ici-bas et dans tous les ailleurs possibles, est solidarité. Communion.
L'Univers est un grand corps complexe et mystérieux dont tous les éléments, sans exception, vivent de la même vie. Par exemple, quand le petit doigt est meurtri, tout le corps en souffre. Si l'oeil voit de belles choses et si l'oreille entend des sons harmonieux, TOUT le corps exulte.
| Vie -ici-bas- et mort -dans l'Au-delà- sont MÉTAMORPHOSES: |
Ne croyez pas ceux qui vous enseignent que dans l'au-delà nous serons irrémédiablement fixés dans un état de béatitude ou de tourments: le ciel ou l'enfer.
Comme sur la Terre, il est probable qu'il nous sera également possible de stagner, de marquer le pas, et même de régresser.
La mort nous enseigne au moins une grande chose: ne pas remettre à demain ce qu'il est possible de faire aujourd'hui.
| Ne pas avoir peur de la mort: |
Il ne faut surtout pas avoir peur de la mort.
Même si dans nos têtes elle est souvent synonyme de souffrance, de déchéance, de décrépitude.
Surtout quand elle est vue dans l'optique déformant de la maladie ou de la vieillesse.
Ou encore, de notre éducation religieuse... qui nous a appris l'existence d'un Dieu dangereusement juste et sévère qui exigera de chacun de nous -au jour d'un impitoyable jugement- un compte rigoureux de nos moindres offenses.
Au contraire, Dieu permet tout: péchés et vertus; échecs et réussites; arrêts et départs; désespoirs et espoirs; mauvaise et bonne foi! Dieu, mieux que nous, sait que la Vie s'exprime dans le chaos.
Et surtout, ne comptons pas sur son ciel pour nous récompenser de toutes les misères endurées sur la Terre. Ni sur son enfer, pour punir les méchants qui nous ont embêtés ici-bas.
Seuls les hommes créent des ciels et des enfers!
| Nous entrerons dans l'Au-delà avec notre CIEL et notre ENFER: |
Probablement que nous entrerons dans l'Au-delà avec notre CIEL et notre ENFER: les mêmes que nous nous serons préparés ici-bas!
Nous ferons probablement notre entrée dans l'Au-delà avec les blocages et les tiraillements de notre vie passée sur Terre. Mais aussi, les mêmes OUVERTURES de coeur et le même épanouissement de l'âme.
Privés de notre corps, nos possibilités seront peut-être plus grandes mais notre DÉTERMINATION restera la même, à moins de s'en préoccuper.
Un auditeur interrompit Jésus:
"Ami, que faut-il penser de ceux qui, à la suite d'un grave traumatisme, reviennent à la santé et affirment être allés aux portes de l'Au-delà: avoir parcouru des sentiers lumineux de toutes les couleurs et avoir vu leurs proches venir au-devant d'eux pour les accueillir?"
Jésus lui répondit:
"Que ces gens-là soient allés jusqu'aux portes de l'Au-delà, je crois qu'il faut en convenir. Mais il me semble peu probable que ces visionnaires soient allés, en fait, au Royaume des morts. La mécanique de notre cerveau, à certains moments critiques de notre existence, est capable de telles hallucinations.
Dans l'autre Dimension (celle de la mort) je crois qu'il n'y a pas d'autres lumières colorées que celles que les morts amènent avec eux, ni d'autres ténèbres que celles qu'ils traînent dans leur sillage. Il en est d'ailleurs ainsi, ici-bas.
Cependant, là-bas comme ici, il nous sera probablement possible d'avoir accès à la lumière des autres. Celle des plus éclairés que nous. Comme il sera possible, également, de nous caler davantage dans notre propre noirceur, épaissie, de surcroît, par celle des autres.
| Ce que nous redoutons dans la mort: |
Mais je crois que ce que nous redoutons le plus, dans la mort, c'est de quitter cette vie trop tôt, sans avoir eu l'opportunité d'y vivre tout ce qu'elle avait à offrir. Tout ce qu'il y avait à vivre.
C'est de quitter cette vie, un creux à l'estomac devant une table encore bien garnie. D'être passé plus ou moins à côté de la vie. Pire encore, de ne pas y avoir trouvé son sens exact.
Aussi, je vous le dis: Ne craignons pas de passer notre vie à penser à la mort, à creuser son mystère, à apprivoiser ses exigences, à découvrir son lien avec la vie.
Penser à la mort ne fait pas mourir!
Mais nous risquons de mourir déçus, même révoltés, si nous nous préparons mal à cette nécessaire mutation de notre vie... éternelle.
| Se préparer à la mort: |
Je suis d'accord avec vous: on peut parler de la mort tant qu'on voudra, mais on n'en saura jamais rien tant qu'on ne l'aura pas expérimentée.
Mais chaque jour, on peut oser de petites expériences... de petites morts...
L'une d'entre elles était avisée et sage. L'autre était aussi imprévoyante qu'insouciante.
Celle-ci, en prenant sa lampe, ne prit point d'huile de rechange. Mais la sage, elle, prit grand soin d'en apporter en surplus dans un vase.
Comme le maître tardait à venir, elles s'assoupirent toutes les deux. Mais au milieu de la nuit quelqu'un cria: Voici le maître qui arrive: allez à sa rencontre!
Alors, elles se réveillèrent en vitesse, mais l'insouciante domestique s'aperçut que sa lampe s'était éteinte pendant son sommeil, au bout de son huile. Et elle demanda à sa compagne de lui en donner afin de l'alimenter à nouveau. Cette dernière lui répondit: Je ne peux pas, car je dois moi-même en mettre dans la mienne. Va plutôt chez le marchand acheter l'huile qui te manque!
Pendant ce temps-là, le maître arriva et la servante prévoyante le conduisit jusqu'à la maison. Après quoi, on referma la porte derrière eux.
Plus tard, l'insouciante arriva devant une porte close et demanda au portier de lui ouvrir. Mais celui-ci répondit: Malheureusement, vous n'êtes plus au service du maître!"
Jésus enchaîna: "Chacun de nous doit veiller sur sa mort et tenir constamment allumée la lampe de la réflexion et de l'acceptation.
Pendant sa vie, il faut être capable de penser à la mort. Parce que si on n'est pas conscient de l'imminence de la mort, on ne l'est pas davantage de la valeur de la vie.
La vie prend tout son sens quand on réalise que demain la mort peut nous emporter. Donner priorité à certaines valeurs devient alors impératif.
| La mort est rupture et initiation: |
La mort est une douloureuse rupture... pour ceux qui ne l'attendent pas... ou qui ne l'acceptent pas!
La mort est un passage, une initiation, autant pour celui qui s'en va que pour ceux qui restent.
Celui qui quitte cette Terre entre dans l'inconnu. Pendant que ses proches frôlent le mystère.
Celui qui nous quitte aura sûrement besoin de notre souvenir affectueux, de nos compatissantes prières et de notre aide pour gérer, dans la plus grande harmonie possible, une mutation fort complexe.
Un peu comme l'enfant qui sort du ventre de sa mère et qui doit apprivoiser, tout d'un coup, un environnement qui lui est inconnu. Comme le papillon qui sort de sa chrysalide ou l'insecte qui sort de son oeuf minuscule.
Dans l'Au-delà, il est bien possible que les choses ne s'arrangent pas plus facilement qu'ici.
L'âme qui quitte son enveloppe corporelle doit tout ré-apprendre. Comme celle qui s'installe dans l'embryon d'une mère.
Comme le convalescent qui ré-apprivoise les membres de son corps après une sévère paralysie.
| Notre attitude clairvoyante face à la mort: |
Les défunts n'ont surtout pas besoin du morose abattement des survivants.
Ils ont besoin de notre foi en eux. Foi en leur évolution vers quelque chose de meilleur, faut-il souhaiter!
Ce qui ne doit pas empêcher nos larmes d'affection de couler: ces larmes ont sur leur âme sensible et éveillée l'effet même des douces goûtes de rosée sur des pétales de fleurs qui s'épanouissent.
Ce qui nuit aux défunts -et à nous-mêmes- ce sont nos lamentations désespérées."
Jésus raconta cette parabole:
"Un jour, la mère d'un fils aimant mourut et ce dernier en resta inconsolable. Alors qu'il était aux champs et sommeillait un peu avant de reprendre le travail, sa mère lui apparut en songe: elle suivait péniblement une longue procession d'autres défunts et semblait surtout très embarrassée par un lourd sceau d'eau souillée et noirâtre qu'elle était contrainte de porter.
Maman, maman, s'écria le fils, pourquoi vous mettez-vous en peine de traîner avec vous ce sceau-là?
Ce sceau, répondit la mère, est plein de tes larmes inutiles."
Jésus précisa:
"Comprenez bien ceci: cette parabole n'est pas une invitation à refouler la peine que nous pouvons ressentir, naturellement, lors de la perte d'un être cher. Il est normal d'éprouver cette peine.
En définitive, à ce moment-là, c'est l'amour du coeur qui crie sa souffrance. Et cet amour pacifie autant l'âme des défunts que le coeur des vivants.
Au moment de la mort d'un être cher, il y a, à la manière d'un vaste désert, un deuil à traverser rempli d'incontournables étapes. Et méfiez-vous des marchands de bananes qui voudraient vous conduire trop tôt sur les rivages chauds et ensoleillés de l'oubli, du détachement et du... recommencement.
Par cette parabole, je veux simplement vous indiquer qu'il ne faut pas pleurer le sort des morts, ni leur séparation du monde des vivants. Les morts n'ont probablement rien à nous envier!
Mais un certain contact avec eux peut leur être autant bénéfique qu'à nous.
Un certain contact... ai-je bien précisé. Il serait tout à fait morbide d'enfermer nos vies dans le tombeau des morts.
| Le contact avec les défunts: |
Moi, je vous dis: Il est possible de prendre contact avec les défunts. D'âme à âme!
L'esprit dont nous sommes tous animés n'a pas de frontières, de cloisons étanches ni de limites. Le contact avec l'esprit des morts, c'est une question d'acuité mentale, de disponibilité d'écoute: comme avec ses propres enfants ou ses proches.
Quiconque veut écouter peut entendre. Et quiconque veut parler peut se faire comprendre.
À propos de ces communications mentales ou spirituelles avec les défunts, certains vous parleront de fumisteries, d'hallucinations ou d'illusions.
C'est possible!
Mais qui, d'entre nous, est à l'abri de l'illusion? Qui, d'entre nous, une fois ou l'autre, ne décode pas de travers la détresse de ses enfants, les attentes de son épouse ou les besoins de ses amis?
Faut-il pour autant, à cause de nos erreurs de jugement ou d'interprétation, cesser d'être à l'ÉCOUTE des autres? Et même des morts?
Ne pas tendre l'oreille -ou la main- de peur d'être induit en erreur est souvent un refus aussi condamnable que regrettable.
Mais on n'arrive pas du premier coup -et sans efforts- à ce contact privilégié avec les vivants de l'Au-delà.
Il faut d'abord, et avant tout, se débarrasser de la lourde cuirasse de l'incrédulité.
| C'est dans le souvenir des vivants que les morts meurent d'abord: |
Voici qui va vous surprendre mais que je veux que vous compreniez bien: C'est dans notre souvenir que les morts meurent d'abord. L'OUBLI !
Moi, j'aimerais bien ne jamais mourir dans votre coeur! J'aimerais bien rester éternellement vivant dans votre pensée!
Ma vie sur Terre n'aura duré que le temps d'un bref passage... mais comme vous tous, JE SUIS DIEU... et comme vous, je vivrai éternellement ailleurs, ailleurs et ailleurs!"
Et se tournant vers Simon, il dit:
"Tu vois, Simon, je n'ai pas tellement peur de la mort, même si je l'appréhende comme tout le monde. Par contre, je vais beaucoup souffrir avant de mourir et cela me fait déjà beaucoup mal!
Mais personne d'entre vous n'y peut rien... sauf compatir à mes souffrances et tenter d'être présents au sein de ma grande solitude.
| On meurt seul: |
Il n'y a pas de doute: ON MEURT SEUL !
Et personne ne peut prendre notre place à cet instant suprême.
Malgré tout, je crois qu'on peut mourir tout en emportant dans son coeur l'affection de ceux qui nous aiment ou qui nous ont aimés, ici-bas.
Malheureusement, vous mes amis, vous serez les premiers à m'abandonner au moment de l'ultime épreuve et à feindre de ne pas me connaître.
En vérité, Simon, je te le dis: Il est facile d'être brave avant l'épreuve, mais il est infiniment plus difficile de l'être quand elle se présente à nous."
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Le
prophète hébreu Élie est ici représenté par le peintre
allemand Eduard von Gebhardt dans le Commandement de l'Ange
Prophète hébreu qui vécut dans le royaume d'Israël au temps d'Achab et de Jézabel, période de bouleversement social et religieux (voir Livre des Rois, I, XVII-XIX, 21 ; Livre des Rois, I, II).
Élie lutta contre le culte idolâtre du dieu phénicien Baal qu'Achab, roi d'Israël, adorait.
Au cours de la lutte contre les baalites, Élie déclara qu'il n'y aurait ni pluie ni rosée sans son commandement. Après trois années de sécheresse, il rassembla le peuple d'Israël sur le mont Carmel où il montra la suprématie de Dieu sur Baal. Puis il fit mettre à mort les prophètes de Baal, après quoi la pluie se mit à tomber. L'islam donne un récit très proche en donnant à Élie le nom d'Ilyas.
Élie réprimanda le roi Achab pour le meurtre de Nabot, propriétaire d'une vigne décrit dans le Livre des Rois (I, XXI).
La prédiction de la résurrection d'Élie, comme précurseur du Messie, se fonde sur le récit de son enlèvement au ciel dans un tourbillon (voir Livre des Rois, II, 11) et sur les paroles de Malachie, le dernier prophète (voir Malachie, IV, 5 à 6).
Le Christ déclara que Jean-Baptiste était l'accomplissement spirituel de cette prédiction, car il était venu « avec l'esprit et la puissance d'Élie » (voir Évangile selon saint Matthieu, XI, 14 ; XVII, 11 à 13 ; Évangile selon saint Marc, IX, 13 ; Évangile selon saint Luc, I, 17).
Dans le judaïsme, Élie est évoqué comme participant invisible à la célébration de la Pâque dans les familles, ainsi qu'aux rites de circoncision.
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