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Chapitre XIV

LES ÉVANGILES SECRETS

 

Influences des mythes païens sur la vie de Jésus

La plupart d'entre nous connaissons bien les mythes grecs qui montraient la nature partisane et capricieuse des dieux et des déesses de l'Olympe. Dans l'ensemble, le paganisme nous a toujours paru primitif et foncièrement étranger à nos croyances. Mais en y regardant de plus près, peut-être qu'il y a des choses intéressantes à  découvrir de toutes ces étranges légendes païennes... qui ont fini par habiller Jésus de merveilleux et de divin.

En fait, la spiritualité païenne était le produit raffiné d'une culture fortement développée. Mais il faut faire la différence entre les religions d'État faites à 99% de cérémonies d'apparat et la spiritualité des gens du peuple qui se pratiquait - assez souvent - dans la clandestinité et le mystère. Ces rites, ces mystères et ces légendes se sont ensuite rapidement répandus dans tout l'ancien monde méditerranéen.

Chaque tradition des mystères comportaient des mystères extérieurs faits de mythes que tous connaissaient et de rituels ouverts à tous ceux qui voulaient y participer. Il y avait aussi des mystères intérieurs ésotériques  qui constituaient un secret sacré  connu seulement par quelques privilégiés  qui avaient bénéficié d'une profonde initiation. Les initiés aux mystères intérieurs jouissaient - souvent - de révélations qui leur communiquaient des choses cachées au commun des mortels et qui illuminaient leur cheminement spirituel. C'étaient souvent des MAÎTRES à penser, des guides.

Les philosophes de l'Antiquité étaient de cette trempe de maîtres spirituels. C'étaient des mystiques et des faiseurs de miracles... À titre d'exemple, pensons au grand philosophe et mathématicien grec Pythagore. On dit que dans son temps, plusieurs le voyaient comme un sage flamboyant qu'on croyait capable d'immobiliser le vent et de ressusciter les morts.

Pythagore

Le mythe de l'Homme-Dieu

Au coeur des mystères de l'Antiquité se trouvaient plusieurs mythes concernant un homme-dieu mort et ressuscité et connu sous divers noms...

En Égypte, c'était Osiris.

        En Grèce, Dionysos.
        En Asie mineure, Attis.
        En Syrie, Adonis.
        En Italie, Bacchus.
        En Perse, Mithra.  
         
Fondamentalement, tous ces hommes-dieux symbolisent le même être mystique, celui que toutes les religions, basées sur ce même patern, appellent fils de dieu.
À partir du Ve siècle av. J.-C., des philosophes comme Xénophane et Empédocle ont insisté sur le fait de ne pas prendre au pied de la lettre les histoires de dieux et de déesses. Eux, les voyaient plutôt comme des allégories de l'expérience spirituelle humaine. En plus clair, on ne devait pas considérer ces mythes comme de simples historiettes à intrigues mais davantage comme un langage symbolique qui encode de profonds enseignements mystiques. Pour cette raison, même si les détails de ces légendes sacrées ont été arrangés et adaptés par les différentes cultures qui les ont assimilés au fil du temps, le mythe de l'homme-fils-de-dieu est fondamentalement demeuré le même.
 
À travers les âges, les divers mythes reliés aux différents hommes-dieux partagent tous, en définitive, ce que le grand mythologiste Joseph Campbell appelait... la même anatomie. Tout comme chaque être humain est physiquement unique, mais il y a pourtant des traits communs à tous les humains de la terre.
Dr Joseph Campbell
Et l'histoire qu'on nous a tracé de Jésus comporte -étrangement- toutes les caractéristiques de ce récit éternel des hommes-fils-de-dieu:
                      * Jésus est Dieu incarné, le Sauveur et "Fils de Dieu"
                      * Son père est Dieu et sa mère, une vierge mortelle.
                      * Il est né dans une grotte (ou une pauvre étable) le 25 décembre devant des bergers.
                      * Il offre à ses disciples la possibilité de renaître grâce aux rites du baptême.
                      * Il change miraculeusement l'eau en vin pendant un mariage.
                      * Il entre triomphalement dans la ville sur un âne pendant que les gens l'acclament.
                      * Il se sacrifie à Pâques pour les péchés du monde.
                      * Après sa mort, il descend aux enfers puis ressuscite le 3e jour... et monte au ciel.
                      * Ses disciples attendent son retour au Jugement dernier.
                      * Sa mort et sa résurrection sont célébrées par un repas rituel avec pain et vin.
 
Or, tous ces éléments importants de la vie de Jésus ont les retrouve sous une forme ou sous une autre, à peine avec de légères variantes, dans la vie de tous les hommes-fils-de-dieu de l'Antiquité, qu'ils s'appellent Mithra, Osiris, Dyonysos, Attis, Adonis, Bacchus et même Bouddha et Krishna.
(voir à la page 10 (Naissance de Jésus) l'article: "Quatre vierges et d'illustres rejetons" )
 
Ce que l'Église romaine nous a caché
 
Pourquoi de telles similitudes ne sont-elles pas connus de tous?  Pourquoi ne les connaissiez-vous pas avant d'avoir lu ce texte ?
 
Parce que l'Église romaine des premiers temps a fait tout ce qui était en son pouvoir pour nous empêcher de les percevoir. Et le gros de ce travail de dissimulation a été entrepris au Concile de Nicée, en 325.
 
L'Église a littéralement oblitéré la littérature sacrée païenne dans le cadre d'un programme brutal d'éradication des mystères païens qui, en fait, racontaient les mêmes mystères dont on a auréolé la vie de Jésus de Nazareth. Ce qui fait qu'aujourd'hui, le paganisme est devenue une religion morte... mais aussi une religion bourrée de mythes absurdes pleins d'enseignements inacceptables.
 
Même si aujourd'hui on a peine à croire à la chose, pour les penseurs et les maîtres des premiers siècles de l'ère chrétienne, ces similitudes entre la nouvelle religion chrétienne et les anciens mystères païens étaient tout à fait évidentes. Les critiques païens du christianisme naissant - comme le satiriste Celse - déploraient... que cette nouvelle religion (chrétienne) ne soit rien de plus qu'un pâle reflet de la mythologie païenne.
Celse
Les premiers Pères de l'Église (comme Justin, Tertullien et Irénée) ont désespérément lutté contre ces attaques païennes en proclamant haut et fort que de telles similitudes (entre la vie de Jésus et celle des dieux païens)... étaient le fruit d'une imitation diabolique...  Ils ont même eu le culot de mettre de l'avant un argument de la plus haute imbécillité selon lequel... le Diable aurait fait du plagiat par anticipation...,
c'est-à-dire qu'il aurait malicieusement copié la véritable histoire de Jésus dans les mythes païens avant qu'elle ne se soit réellement produite.
 
À notre avis, ces saints Pères de l'Église n'étaient pas moins retors que le Diable qu'ils espéraient incriminer.
 
Ce qui semble évident

C'est que le christianisme des premiers temps est devenu le pouvoir dominant dans un monde auparavant païen  et que des éléments populaires de la mythologie païenne ont été greffés à la biographie de Jésus, surtout dans les évangiles gnostiques. D'ailleurs, beaucoup de théologiens chrétiens explorent maintenant cette piste.

La naissance virginale de Jésus, par exemple, est souvent considéré par ces mêmes théologiens catholiques comme un ajout ultérieur, étranger au sujet, et qu'on ne devrait pas prendre au pied de la lettre, comme le font la majorité des croyants. De tels éléments ont été empruntés au paganisme de la même façon que les festivals païens ont été métamorphosés en fêtes chrétiennes: Noël, le Premier de l'An (Circoncision), la St-Valentin, Pâques, la St-Jean-Baptiste, la fête des morts (Halloween), etc.

Cette théorie est courante parmi les personnes qui cherchent le véritable Jésus caché sous le poids des débris mythologiques accumulés.

Cette mission de débroussailler les mythes qui entourent la vie de Jésus de Nazareth, c'est justement celle que s'est donnée l'auteur du 7e ÉVANGILE SELON SAINT CLAUDE.

Des historiens et des théologiens chrétiens ont même fini par découvrir que les enseignements de Jésus ne sont peut-être même pas originaux, car il est possible de les retrouver dans la bouche de sages païens.

Ça aussi c'est mis de l'avant dans le 7e ÉVANGILE qui nous rapporte que Jésus, avant d'entreprendre sa mission publique (à l'âge de 37 ans), avait passé une bonne partie de sa vie à voyager dans les pays tout autour de la Palestine et avait surtout reçu les enseignements du sage-philosophe AKA. (voir, à la page 16, le baptême de Jésus)  À cette époque, en Palestine -comme dans les pays tout autour du bassin méditerranéen- circulaient librement toutes les croyances païennes à la mode, portées par autant de sages, de docteurs, de philosophes et de prêtres... y compris de charlatans de tout acabit.

Le sage AKA

Qui est ce mystérieux sage AKA ? Pour le moment, on n'en sait pas plus que la mention de son nom. En fait, serait-ce le premier Jésus de cette Terre de qui le second aurait appris l'essentiel de la doctrine dispensée à ses disciples ? Doctrine fortement imprégnée de l'esprit bouddhiste et basée sur l'égalité des hommes, le respect et l'amour de la femme, la recherche personnelle du salut et de son chemin unique sur cette terre,  la recherche de Dieu en nous, la liberté de conscience, le rejet de tout endoctrinement et de tout asservissement, le respect de tous, y compris de ceux que les sociétés rejettent, etc.  Toutes choses peu à la mode à l'époque de Jésus et surtout peu imprégnées dans les moeurs.

Peut-être un premier Jésus... qui n'a pas eu la même chance que le second.

Le même soutien logistique. Qui sait?

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